Ouagadougou, Burkina Faso, janvier 2026 – Le comité en charge de l’organisation du salon AFoodPack (Africa Food Packaging) a procédé à une passation officielle de ses responsabilités. Cette transition marque le début des préparatifs pour la cinquième édition de l’événement, dont la tenue est prévue à la fin de l’année 2026 dans la ville de Bobo-Dioulasso.
La cérémonie a eu lieu le samedi 24 janvier au siège de l’entreprise ICE-T Investment dans la capitale burkinabè. Elle réunissait les membres des équipes sortante et entrante de l’organisation, ainsi que des partenaires associés à cette plateforme dédiée aux enjeux de l’emballage pour les produits alimentaires en Afrique.
La cinquième édition se prépare à Bobo-Dioulasso
L’édition 2026 du salon AFoodPack est programmée du 26 au 29 novembre prochain. Elle se tiendra dans la région du Guiriko, précisément à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays. Un thème a été choisi pour guider les discussions : « Emballages écologiques : optimisation et valorisation des filières porteuses du Guiriko ».
Ce thème mettra l’accent sur plusieurs productions agricoles locales identifiées comme prioritaires pour la région. La mangue, l’anacarde, le sésame et le karité seront au cœur des réflexions sur l’amélioration des conditionnements pour leur commercialisation et leur exportation.
Le choix de cette ville s’explique par une volonté de rapprocher l’événement des principales zones de production agricole du Burkina Faso et des unités de transformation qui s’y développent.
Une initiative née d’un constat sur le terrain
Lors de la cérémonie, Clovice T. Ilboudo, promoteur du salon, a rappelé les origines de cette initiative. L’idée est née de l’observation d’une difficulté concrète : le manque de solutions d’emballage adaptées constituait un obstacle sérieux à la bonne valorisation et à l’exportation de nombreux produits agricoles africains.
Il a souligné que les éditions précédentes du salon avaient permis d’engager une réflexion collective impliquant l’ensemble des maillons de la chaîne, depuis les champs jusqu’aux consommateurs finaux. Le salon s’est progressivement imposé, en quatre éditions, comme un lieu de rencontres techniques et professionnelles entre des acteurs variés : fournisseurs d’emballages, industriels de l’agroalimentaire, chercheurs et inventeurs.
Malgré les progrès constatés, le secteur demeure confronté à plusieurs défis. Le coût élevé des solutions disponibles, leur accessibilité pour les petites et moyennes entreprises, et le respect des normes internationales exigeantes sont souvent cités comme des contraintes persistantes.
Un programme diversifié axé sur l’écologie et l’innovation
Le programme prévu pour cette cinquième édition est annoncé comme étoffé et varié. Il comprendra plusieurs types d’activités destinées à des publics différents.
Une journée dite « éco-citoyenne », intitulée « Sya Sans Sachet » (littéralement « Bobo sans sachet »), sera consacrée à la sensibilisation sur la réduction des déchets plastiques. Deux journées seront dédiées à des panels de discussions thématiques sur des sujets techniques et commerciaux liés à l’emballage.
L’espace d’exposition permettra aux entreprises de présenter leurs produits et innovations. Des concours récompenseront les solutions d’emballage les plus inventives. L’événement se clôturera sur des activités sportives, dont un tournoi de football et une course à pied, destinées à symboliser la cohésion et le bien-être physique.
Une nouveauté sera également déployée : la plateforme numérique AFoodLink. Cet outil en ligne a pour objectif de mettre en relation les fabricants et vendeurs d’emballages avec les transformateurs de produits alimentaires au Burkina Faso et dans les pays voisins.
Reconnaissance pour l’équipe sortante
La cérémonie a été l’occasion de rendre hommage au travail de l’équipe organisatrice sortante, conduite par Sylvain Poda, président du comité d’organisation. Ce dernier a dressé un bilan des précédentes éditions, notant les avancées réalisées tout en rappelant les difficultés qui subsistent, notamment sur les questions de coût et d’accès aux emballages conformes aux normes.
En gage de reconnaissance pour son engagement durant quatre éditions successives, une attestation et un présent lui ont été remis. Le commissaire général d’AFoodPack a salué son rôle, affirmant que « l’engagement de M. Poda […] n’a pas seulement permis à AFoodPack d’exister ; il a permis à AFoodPack de tenir, d’évoluer et de se professionnaliser ».
Une nouvelle équipe prend les rênes
La direction du comité d’organisation est désormais assurée par une nouvelle équipe. Rodrigue Ouédraogo en assume la présidence, assisté de Salimata Coulibaly Sori en qualité de vice-présidente.
Les responsables indiquent que cette équipe réunit des compétences complémentaires dans des domaines comme la communication, l’organisation logistique, la mobilisation sociale et les questions liées au développement durable. Ils annoncent vouloir orienter cette édition 2026 vers l’innovation écologique et le renforcement des collaborations avec les partenaires locaux.
Cette passation de charges s’inscrit dans une logique de continuité, visant à pérenniser l’événement. L’ambition affichée est de faire d’AFoodPack un outil durable d’appui aux professionnels de l’agroalimentaire, capable de participer à l’amélioration structurelle du secteur et à la promotion d’emballages respectueux de l’environnement, compétitifs et adaptés aux réalités économiques et logistiques du continent. Les organisateurs invitent désormais les acteurs du secteur à les contacter pour préparer ensemble cette nouvelle édition.


Laisser un commentaire