Deux institutions financières mobilisent des fonds pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture en Afrique

Deux institutions financières mobilisent des fonds pour l’énergie, l’emploi et l’agriculture en Afrique

Abidjan, Côte d’Ivoire, janvier 2025 – Des représentants du Groupe de la Banque africaine de développement et de l’Agence française de développement (AFD) se sont réunis à Abidjan pour faire le point sur leurs collaborations financières. Cette rencontre visait à aligner davantage leurs interventions sur les besoins identifiés sur le continent et à accélérer la réalisation de projets communs.

Les discussions se sont tenues le 23 janvier au siège de la Banque africaine de développement. Les échanges ont porté sur la façon de renforcer les investissements conjoints, avec un accent particulier mis sur plusieurs secteurs d’intervention considérés comme prioritaires.

Des secteurs clés identifiés pour l’action commune

Les hauts responsables présents à la réunion ont précisé les domaines qui concentreraient leurs efforts conjoints dans la période à venir. Trois secteurs ont été particulièrement mis en avant comme étant porteurs d’impacts significatifs.

Le premier domaine concerne la production et l’accès à l’énergie, incluant les travaux liés à une initiative dénommée « Mission 300 ». Le deuxième champ d’action prioritaire touche à l’emploi, aux compétences et à l’accompagnement des entrepreneurs. Le troisième secteur identifié est celui de l’agriculture et de la gestion des ressources en eau.

Ces discussions sont destinées à nourrir directement les conversations en cours pour l’élaboration d’un nouvel accord de partenariat entre les deux institutions, l’accord-cadre actuel arrivant à son terme.

Un partenariat entré dans une phase décisive

Nnenna Nwabufo, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement, a indiqué que la coopération avec l’AFD approchait d’un moment charnière. L’accord qui a structuré leur collaboration pour la période 2021-2026 touche à sa fin, nécessitant la préparation d’un nouveau cadre pour les années suivantes.

« Nous disposons d’un solide pipeline d’opportunités », a déclaré Mme Nwabufo. Elle a souligné que la concentration des efforts sur un nombre limité de secteurs à fort potentiel, combinée à une accélération de la mise en œuvre des projets, pourrait sensiblement augmenter les bénéfices de cette coopération pour les populations africaines.

Elle a ajouté que l’orientation générale de la Banque plaçait les partenariats au centre des démarches pour mobiliser des capitaux à grande échelle, tirer parti de la dynamique démographique du continent et construire des infrastructures adaptées aux nouvelles conditions climatiques.

Des engagements financiers déjà substantiels

Les deux institutions ont rappelé leur engagement à accélérer la concrétisation de leur partenariat de cofinancement. Ce mécanisme de collaboration a déjà permis de rassembler des financements avoisinant les 2,4 milliards d’euros pour soutenir des opérations sur le continent.

La réunion a également permis d’examiner des possibilités de cofinancement à court terme et de définir les actions prioritaires pour débloquer l’exécution de projets déjà identifiés mais dont le lancement était retardé.

Adama Mariko, directeur exécutif de l’AFD, a estimé que ces échanges avaient relevé les ambitions pour la prochaine phase de la coopération. « Ce travail approfondi est intervenu à un moment coïncidant avec la transition à la tête de la Banque africaine de développement et la dernière année de l’accord-cadre de partenariat », a-t-il indiqué.

Il a précisé que les secteurs de l’entrepreneuriat, de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’agriculture avaient été réaffirmés comme axes majeurs. Les possibilités de collaboration sur des initiatives comme la Nouvelle architecture financière africaine ont également été explorées.

Au-delà du financement : renforcer les liens institutionnels

Les conversations n’ont pas été limitées aux seuls aspects financiers. Les participants ont examiné des moyens de renforcer la collaboration entre les équipes des deux organisations.

Parmi les pistes évoquées figurent des programmes d’échanges de personnel, permettant aux agents de chaque institution de travailler temporairement au sein de l’autre. Une coordination plus étroite entre les équipes régionales et les spécialistes sectoriels des deux bailleurs de fonds a également été discutée.

L’objectif de ces mesures est d’améliorer la complémentarité des actions sur le terrain, d’éviter les doublons et d’optimiser l’utilisation des ressources humaines et financières engagées dans les projets communs.

Cette réunion à Abidjan s’inscrit dans un processus continu de dialogue entre deux des principaux bailleurs de fonds actifs en Afrique. Elle vise à préparer la transition vers un nouveau cycle de coopération tout en cherchant à accélérer la matérialisation sur le terrain des financements déjà promis. La photographie officielle de la rencontre montre les principaux responsables entourés de membres de leurs équipes techniques, illustrant la dimension partenariale de cette collaboration.

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